Schwindratzheim – Hochfelden

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Schwindratzheim
Hochfelden
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La paroisse de Schwindratzheim-Hochfelden vous souhaite la bienvenue.

Lieux de culte

Schwindratzheim

La paroisse
Elle fait partie de l’Eglise de la Confession d’Augsbourg d’Alsace et de Lorraine (EPCAAL).
La Réforme a été introduite à Schwindratzheim en 1545 par Philippe IV Comte de Hanau-Lichtenberg à qui appartenait le village. Cette année là se tint à Bouxwiller un Synode auquel le Comte avait fait convoquer tous les prêtres et prédicateurs du « Hanauerländel » pour leur faire enjoindre de « mettre un terme aux abus » et de « rétablir le vrai culte dans les paroisses. Cette journée du jeudi après la Pentecôte, 28 mai 1545, peut être considérée comme date charnière pour l’histoire religieuse d’une série de village dont Schwindratzheim.
Le curé de Schwindratzheim, Nicolas Klein, acquis à la cause et à la doctrine évangéliques, put rester dans sa paroisse et devint ainsi le premier pasteur de la communauté protestante qu’il desservit jusqu’en 1559.
En 1740, le simultaneum fut introduit à l’église paroissiale Saint Pierre et Saint Paul parce que, selon toute probabilité, les familles catholiques du village avaient atteint, à ce moment-là le nombre de sept. Dorénavant les catholiques avaient la jouissance exclusive du chœur de l’église et l’autel protestant du être déplacé. Cet état des choses, peu profitable à la bonne entente entre les confessions, se prolongea jusqu’en l’année 1900 lorsque les catholiques purent inaugurer leur propre église et que, par décision ministérielle du 4 septembre 1902, le simultanéum fut officiellement supprimé à Schwindratzheim.
L’église
Au Moyen-Âge, des siècles avant l’introduction de la Réforme dans le village, l’église avait été consacrée aux Saints Pierre et Paul. Cela s’explique par le fait que l’Abbaye bénédictine de Schwarzach (Bade), elle-même fondée en l’honneur de St Pierre, possédait, outre une ferme et divers biens fonciers, le droit de patronage à Schwindratzheim.
L’église se compose de deux parties distinctes, ayant chacune son histoire propre : le clocher et la nef.
Le clocher, solide et trapu, remonte au début du 13ème siècle. Témoin fort digne de l’art roman tardif, il était couvert d’un toit en bâtière jusqu’au début de ce siècle. A l’occasion de la reconstruction de la nef en 1904-05, cette tour a été rehaussée d’un étage qui, depuis lors, abrite les cloches de l’église. L’étage inférieur du clocher, édifié en grès rose, est couronnée sur tout son pourtour d’une arcature aveugle (Rundbogenfries) que les restaurateurs de la nef ont eu l’heureuse idée de laisser apparente à l’intérieur de l’église, au-dessus du bel arc brisé donnant accès au chœur.
La nef, a une histoire plus mouvementée. De vieux documents font état d’une reconstruction en 1465, l’ancienne église étant tombée en ruines. En 1738, l’hôpital de Bouxwiller, alors chargé de l’entretien du bâtiment, fit reconstruire la nef, mais n’investit dans cette entreprise la somme qui eût été nécessaire pour faire une œuvre valable et durable.
Ce qui amène un pasteur à constater qu’il s’agissait d’une bâtisse primitive et bien trop exiguë, humide et insuffisamment éclairée par quatre fenêtres seulement, de sorte que les fidèles pouvaient à peine déchiffrer les cantiques. De plus, l’entretien laissant fort à désirer, et le simultaneum favorisant la désaffection des deux confessions pour une église que ni l’une, ni l’autre ne considérait vraiment comme la sienne, on s’explique aisément pourquoi, vers la fin du 19ème siècle, l’édifice était dans un état fort lamentable. On peut lire dans un rapport aux alentours de 1852 que “la toiture laisse filtrer l’eau, si bien qu’une partie du plafond est tombée dans l’église”.
Aussi, dès qu’en novembre 1900 les catholiques eurent procédé à l’inauguration de leur propre église, le Conseil Presbytéral de la paroisse luthérienne s’engagea dans la coûteuse mais inévitable restauration.
Au terme de longues tractations, l’hôpital de Bouxwiller se déclara prêt à verser à la paroisse une indemnité de 5500 Marks. En compensation du paiement de cette somme, l’hôpital était libéré de l’obligation devenue anachronique d’entretenir non seulement la nef et la clôture du cimetière, mais aussi les cordes des cloches.
La paroisse catholique pour sa part, reçut une indemnité de 2000 Marks en compensation de la cession de ses droits sur l’ancienne église simultanée. Pour la sépulture de ses paroissiens, elle conservera cependant le cimetière à l’ombre du vieux clocher, alors que les protestants sont enterrés au nouveau cimetière ouvert en 1848.
La communauté protestante étant numériquement trop importante pour pouvoir se satisfaire durablement de la petite nef, même bien restaurée, le principe de la reconstruction complète de cet édifice fut adopté en 1901. Le projet fut mis à exécution au cours des années 1904 à 1906, sous la direction et la surveillance d’un architecte éminent, le professeur Gloeckner de Strasbourg. Pendant la durée des travaux, les cultes furent célébrés à l’école protestante. L’inauguration de la nouvelle église eut lieu le 30 septembre 1906.
L’orgue
Datant de 1842, l’orgue Stiehr fut aussi profondément transformé par les facteurs d’orgue Dalstein et Haerpfer de Boulay (Moselle). Ce fut le Dr Schweitzer qui, avec toute la maîtrise qu’on lui connaissait dès ce temps, qui fit découvrir à l’immense assemblée la richesse de l’instrument tout neuf.
Les Cloches
Afin que la restauration fut complète,
        ◦ la sonnerie avait été entièrement rénovée elle aussi. Les deux cloches existantes, n’étant plus en bon état et ne pouvant être harmonisées avec une troisième cloche neuve, furent livrées à la refonte. Les nouvelles cloches, fondues par F. Causard à Colmar, arrivées en gare de Hochfelden le 18 mai 1906 furent bénies le 27 mai 1906 dans la nouvelle église encore vide de tout mobilier. Les deux plus grandes furent à deux reprises emportées par la guerre. L’accord primitif, ré-fa dièse-la, a été changé après la seconde guerre en ré-la-la qui est meilleur. La sonnerie se présente comme suit :Grande cloche : 1580 kg, diamètre 140 cm ; inscription « GLAUBE – Ehre sei Gott in der Höhe »; Fonderie de F. Gausard Colmar.
        ◦ Cloche moyenne : 850 kg, diamètre 115 cm ; inscription « LIEBE – Friede auf Erden »
        ◦ Petite cloche : 385 kg, diamètre 90 cm ; inscription « HOFFNUNG – und den Menschen ein Wohlgefallen » ; gegossen aus den beiden alten Glocken aus dem Jahre 1804 von Edel aus Stassburg ».
Électrification, chauffage et autres rénovations
L’éclairage à l’électricité fut installé à l’église dès 1943. En avril 1929, on procéda à l’électrification de la sonnerie des cloches dont, jusqu’alors, seules les deux plus petites pouvaient être sonnées depuis le chœur, la mise en action de la grande obligeant le sonneur à monter au clocher. La soufflerie de l’orgue, quant à elle, était actionnée par le sacristain ou les catéchumènes, jusqu’en 1948 où elle fut électrifiée à son tour lors de la première grande rénovation intérieure. A l’occasion de cette restauration, on changea la disposition de l’autel et de la chaire, de même que celle de l’ensemble des bancs, en vue d’une meilleure orientation et de façon à permettre à toute l’assemblée d’être tournée en direction du chœur.
Une nouvelle restauration s’avéra nécessaire lors de l’installation du chauffage central et après suppression d’une paroi en bois qui, depuis l’après-guerre, avait séparé l’espace situé sous la tribune latérale.
Une autre rénovation (peinture, mise en conformité électrique, installation de toilettes) fut réalisée en 2006 , un orgue numérique de qualité fut acquis en 2009 pour prendre le relais de l’orgue pneumatique défectueux et dont la restauration aurait été trop onéreuse.
La dernière rénovation date de 2013 avec la réfection de la toiture de la nef (ardoises et cuivre) suite à des infiltrations. L’ensemble des pierres de taille a également été nettoyé et révisé avec entre autre la retaille à l’identique des deux fleurons. Un nettoyage des vitraux s’est finalement imposé. Une équipe de bénévoles posa un isolant au sol du grenier afin de réaliser d’importantes économies d’énergie.
(Sources historiques : Schwindratzheim, Édition COPRUR, juin 1982, livre réalisé à l’initiative de la Caisse Mutuelle de Dépôt et de Prêts de Schwindratzheim ; textes d’Alfred Langermann, pasteur de la paroisse de 1976 à 2000 ; autorisation de la CMDP le…)

Hochfelden

Un peu d’histoire…
La première communauté protestante à Hochfelden.
Au XVI ème et au XVII ème siècles, on trouve la trace de la présence de quelques protestants mariés à Hochfelden. Mais il faut attendre1841/1842 pour que naisse une petite communauté protestante qui se rattache à la paroisse voisine de Schwindratzheim.
En 1870, les protestants recensés sont au nombre de 91 et en 1877 ils sont officiellement représentés au Conseil Presbytéral de la Paroisse de Schwindratzheim.
Premier culte protestant (1886)
La petite communauté commençait à exprimer le désir de pouvoir célébrer le culte dans la localité. C’est ainsi que le 22 février 1886 le Conseil Presbytéral de la Paroisse de Schwindratzheim, transmet au Directoire de l’Eglise de la Confession d’Augsbourg d’Alsace et de Lorraine la première demande officielle pour l’organisation d’un culte régulier à Hochfelden.
Après avoir reçu une réponse positive, la communauté, qui comptait entre temps 200 membres, eu la grande joie de célébrer le premier culte luthérien le 12 septembre 1886 dans la salle d’audience du Tribunal de Hochfelden, où les protestants se retrouvèrent désormais tous les quinze jours et les jours de fête.
Création du cimetière protestant (1888)
Le 7 novembre 1886, le Conseil presbytéral de la Paroisse de Schwindratzheim-Hochfelden, demande aux instances compétentes d’intervenir auprès du Conseil Municipal de Hochfelden pour que celui-ci mette un cimetière à la disposition des protestants afin d’éviter certains conflits et de donner aux protestants la possibilité d’avoir une sépulture sur place au lieu d’être inhumés à Schwindratzheim comme cela était le cas jusqu’alors. Le 20 juillet 1888 l’accord pour la création d’un cimetière protestant, à côté du cimetière catholique, est donné. L’inauguration eu lieu le 29 juillet 1888 en présence du Maire de la Commune, le Baron de Schauenbourg.
Construction de l’église protestante (1895)
L’idée de la construction d’une église protestante à Hochfelden remontait au-delà de la demande d’autorisation pour la célébration du culte.
Des plans pour une église de 300 places circulaient déjà en 1886 et les premières estimations pour sa construction se montaient à 40000 Mark.
Le 16 janvier 1887, le Conseil Presbytéral demandait l’autorisation au Directoire de l’Eglise de la Confession d’Augsbourg d’Alsace et de Lorraine de procéder à une collecte de fonds dans toutes les paroisses protestantes d’Alsace et de Moselle, collecte qui devait rapporter 14 000 Mark, tandis que les paroissiens de Hochfelden offrirent 5000 Mark. Le 24 juin 1888 le receveur des Postes K. Hoffmann proposait à la paroisse un terrain de 14,44 a situé le long de la route principale au prix de 6000 Mark.
Tout semblait en bonne voie lorsque des difficultés administratives surgirent : les autorités de tutelle étaient prêtes à accorder une subvention à la condition que Hochfelden soit détachée de Schwindratzheim, devienne paroisse indépendante et reçoive comme annexe Melsheim. Ce changement impliquait aussi la construction d’un presbytère protestant à Hochfelden et donc des dépenses supplémentaires importantes.
Tout le projet fut donc remis en question et de longues tractations commencèrent. Celles-ci aboutirent le 11 novembre 1894 à une reprise du projet initial, toutefois nettement réduit et simplifié, l’église ne devant plus avoir qu’une capacité de 150 places. E ce n’est donc qu’au bout de neuf ans que les premiers travaux purent commencer, le 18 mai 1895.
Entre temps, la Paroisse avait acquis le terrain proposé. Les dépenses liées à la construction de l’église et à son aménagement intérieur s’élevèrent à 45 741,26 Mark.
Le 11 octobre 1896, de nombreux protestants luthériens de toute la région du Pays de Hanau sont venus partager la joie de la petite communauté protestante de Hochfelden, qui inaugurait son église. Celle-ci était pour la circonstance, bien trop petite pour contenir la foule des paroissiens et des invités.
Style
L’église protestante de Hochfelden construite en brique rouge et en grès des Vosges est de style néo-gothique influencé par l’époque allemande (imitation du XIII ème et XIV ème siècle). Ses lignes sont élancées, le plafond en bois lui donne un cachet particulier et une grande chaleur, les fenêtres offrent beaucoup de luminosité.
Divers travaux de réfection et de rénovation ont été entrepris depuis…
        ◦ 1966 : installation d’un chauffage à air pulsé.
        ◦ 1967-1968 : diverses réparations intérieures.
        ◦ 1995 : dans la perspective du centenaire de la construction, d’important travaux de rénovation intérieure et extérieure ont été mis en œuvre.
Les abords : création d’une voie d’accès pour véhicules, création d’un parvis et d’un nouvel escalier pavé, nouvel aménagement paysager.
Travaux extérieurs sur l’église : réparation de toiture et de joints sur les murs en brique, nettoyage des pierre de taille et de l’ensemble de l’édifice, illumination extérieure.
Travaux intérieurs : mise en conformité du réseau électrique et nouvel éclairage intérieur, mise en place d’une sonorisation, transformation du chauffage (brûleur à gaz et répartition de la chaleur par des gaines au sol), pose d’un nouveau carrelage, d’un nouveau parquet et d’une porte vitrée, installation de toilettes, réfection des vitraux cassés, des moulures de plâtre de la boiserie, des bancs, peinture.
La centenaire a retrouvé ainsi une seconde jeunesse. Il y fait bon de se rassembler pour recevoir et partager la vie offerte par Jésus qui a dit :
« Je suis le chemin, la vérité et la vie », « Christus : der Weg,die Wahrheit und das Leben »
(Jean 14, 6a), verset gravé en allemand sur le fronton de l’église.
        ◦ Par la suite d’autres travaux d’entretien bien nécessaires ont été réalisés :
2007 : remplacement des cadrans d’horloge financé par la commune,
2008 : rénovation intégrale du toit (remplacement des ardoises devenues poreuses par des tuiles + nouvelles gouttières 34708 €) subventionnée par la commune (5000 €) et pour le reste financée par la paroisse.
2009 : isolation du plafond.

CONSEIL PRESBYTERAL

Une équipe de 10 personnes élues à Schwindratzheim et Hochfelden gère les biens matériels et spirituels de la paroisse.
Bruno Boettcher, Président
Emmanuel Schwebel, Vice-Président
Liselotte Gabel-Etter, Secrétaire
Philippe Bohrhauer, Trésorier-Receveur
Marianne Lavert
Elise Hoffmann
Jacqueline Drulang
Régine Lux
Isabelle Gebhardt

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